Rhinopharyngite, bronchiolite, grippe… font partie du paysage hivernal. Souvent considérées comme banales, ces affections peuvent néanmoins s’avérer graves, surtout chez les jeunes enfants et les personnes âgées. Pour limiter les risques, des mesures de prévention s’imposent.

Il s’agit d’une infection respiratoire, souvent d’origine virale, affectant la partie haute de la gorge contenant les végétations adénoïdes. Le virus s’installe dans ces végétations et déclenche une inflammation aiguë, avec apparition des premiers signes de la maladie : nez bouché et écoulement nasal. Fièvre, gonflement des ganglions ou maux d’oreilles peuvent s’y associer.
La rhinopharyngite touche surtout les enfants : 5 millions d’entre eux sont atteints chaque année en France. Les risques de contamination sont élevés en raison de la grande contagiosité du virus ; la fréquentation des crèches et des écoles maternelles est le principal facteur de risque. Sachez toutefois que le tabagisme passif et le manque d’hygiène, notamment le lavage des mains, favorisent les rhinopharyngites à répétition.
Voici quelques mesures simples à effectuer à la maison. Mouchez régulièrement votre enfant, narine par narine, et lavez ses fosses nasales avec du sérum physiologique. Humidifiez l’air de sa chambre : un taux d’humidité entre 80 et 90 % est conseillé pour fluidifier les sécrétions et réduire réduire la toux. Si les symptômes persistent, consultez votre médecin.
La bronchiolite est une infection virale très contagieuse des bronchioles, petits sacs situés à l’extrémité des bronches. Survenant par petites épidémies durant l’hiver, elle touche avant tout les nourrissons et les enfants de moins de 2 ans. Elle s’accompagne d’une inflammation des petites voies aériennes, entraînant une sécrétion abondante de mucus. L’enfant respire difficilement, il tousse et son nez coule.
Le virus respiratoire syncytial est le plus souvent en cause. Il se transmet par des particules de salive en suspension dans l’air et par les éternuements. Plus rarement, la contamination se fait par des mains sales ou des objets souillés.
Dès les premiers symptômes, emmenez votre enfant chez le médecin. Le traitement se résume à quelques mesures simples mais essentielles. L’instillation de sérum physiologique permet de dégager le nez. La kinésithérapie respiratoire aide à désencombrer les bronches et à expectorer les glaires. Donnez lui à boire par petite gorgées pour éviter qu’il se déshydrate. Pour faire baisser sa fièvre, des antipyrétiques sont utiles.
Il s’agit d’une infection respiratoire aiguë, causée par les virus Influenza, qui se propagent d’une personne à une autre par l’intermédiaire des sécrétions nasales en suspension dans l’air. Les premiers symptômes incluent maux de tête, frissons et toux ; ils sont souvent suivis de fièvre, perte d’appétit et endormissement musculaire. Chez les enfants, des vomissements ou des diarrhées sont souvent présents.
Parmi les complications figurent les surinfections bactériennes, à l’instar de la pneumonie, qui sont plus fréquentes chez les sujets âgés ou chez ceux atteints de maladies cardiaques ou pulmonaires.
Le traitement est avant tout symptomatique, à base d’antipyrétiques comme le paracétamol pour lutter contre la fièvre, éventuellement d’antitussifs contre la toux ainsi que de mesures d’hygiène : repos, hydratation suffisante et apport vitaminique. En cas de grippe grave, une hospitalisation s’impose.
Le Docteur Gabrielle Cremer est spécialisée en pharmacologie clinique, une spécialité qui s’intéresse au développement de nouveaux médicaments.
Elle est également l’auteur de nombreux ouvrages de santé publiés aux éditions Alpen.